 |
 |
 |
|
 |
4ème Symposium CEOPS
Le 4ème Symposium CEOPS s'est déroulé à Toulouse, les 1er et 2 avril 2006.

De gauche à droite, Anne Dambricourt, Bernard
Autet, Jean-François Mégret, Djilalli Hadjouis, Marc William Debonno,
Sandra Joffroy, Marc Bianchini, Eric Bois, Hélène Carré, Edith Guccini |
La question des origines de la lignée humaine :
les modèles
évolutionnistes confrontés aux fossiles, implications en orthopédie et posturologie.
Dr Anne Dambricourt-Malassé.
Paléoanthropologue
Chargée de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique
(CNRS).
Département de Préhistoire du Muséum national d’histoire naturelle
Institut de Paléontologie Humaine,
1 rue René Panhard, 75013 Paris, France
La reconstitution des fossiles à l’origine de la lignée humaine n’est
pas indépendante des présupposés relatifs aux mécanismes de l’évolution
biologique, alors que leur étude a pour finalité la compréhension de ces
mécanismes sans a priori. Une approche neutre des fossiles conduit à une
meilleure compréhension des origines de l’équilibre occluso-postural en
posture verticale permanente. Elle peut éclairer l’origine des troubles
contemporains des dysharmonies cranio-faciales ou des troubles de
l’équilibre postural. |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
"La plasticité motrice - Nouvelles perspectives"
Dr Marc William Debono
Neurobiologiste
Membre de la Société Des Neurosciences, Paris.
L’étude des troubles posturaux requiert aujourd’hui une connaissance
plus vaste que celle des systèmes d’équilibration et de la commande
motrice. Il devient en effet nécessaire de remodeler le schéma classique
de ‘perception-action’ et la notion de comportement moteur à la lumière
des dernières avancées de la recherche. Celles ci montrent notamment le
rôle majeur de la plasticité des cartes somato-sensorielles et de la
représentation cérébrale du mouvement dans la chaîne causale conduisant
à l’action. Cette plasticité corticale implique :1/ des niveaux de
représentation globaux du schéma corporel de l’individu, 2/ des systèmes
dynamiques de mémorisation de l’information, 3/ un feedback émotionnel
et inconscient. S’en trouvent modifiés à la fois la perception normale
(contexte social, compétition) et pathologique (greffe, autisme,
phobies) de l’action projetée. Après avoir exploré quelques unes des
facettes de la plasticité motrice, une des questions abordées sera de
savoir comment le thérapeute peut intégrer dans sa pratique courante de
l’analyse des désordres informationnels des différents capteurs
sensorimoteurs, la neuropsychologie de l’action et l’identité corporelle
du sujet. |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
Architecture cranio-faciale et dysmorphoses. Populations
contemporaines d'Ile-de-France et populations archéologiques du
Val-de-Marne.
Melle Hélène Carré
Dentiste
Mr Djillali Hadjouis
Paléoanthropologue
Laboratoire d’Archéologie du Val de Marne
Le laboratoire d’Archéologie du Val-de-Marne travaille depuis plusieurs
années sur des collections issues de différentes nécropoles médiévales
du département, telles que celles de Chevilly-Larue, La queue en Brie,
Créteil, Villejuif, Ivry-Parmentier…
Ces collections ont été le support d’étude de l’un de nous (D. Hadjouis)
pour des recherches sur les relations rachis-crâne-occlusion. En mettant
en évidence la prévalence de certaines dysmorphoses crânio-faciales dans
certains groupes populationnels, la question de la dynamique osseuse
d’occurrence de ces dysmorphoses s’est posée... |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
Asymétries occlusales et posturales : l’exemple des populations
historiques du Bassin Parisien.
Dr Djillali Hadjouis
Laboratoire départemental d’Archéologie du Val-de-Marne
Société Française des Acteurs de la Santé Publique Bucco-Dentaire
Les thérapeutes d’un grand nombre de disciplines médicales telles que
l’orthodontie, l’orthopédie maxillo-faciale, la chirurgie réparatrice,
l’occlusodontie, la chirurgie dentaire, la posturologie ou l’ostéopathie
se posent les mêmes questions : depuis quand datent les premières
apparitions des asymétries faciales et posturales et des dysmorphoses
dento-squelettiques ? Les travaux que nous avons menés sur les
mammifères ongulés quadrupèdes et les populations humaines depuis le
Paléolithique montrent que les adaptations posturales asymétriques sont
l’œuvre du genre humain bipède. Les ongulés mammaliens qui vivaient à
l’état fossile ou ceux qui vivent aujourd’hui à l’état sauvage, en
dehors de toute domesticité ou de captivité, ne connaissent pas ce genre
d’asymétries. La disposition des membres gauches et droits en fonction
des trains avant et arrière de l’animal ainsi qu’une tête en porte- à
faux permet une meilleure assise posturale quadripodale. |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
Problèmes posturaux chez les nageurs de haut niveau
Dr Sandra Joffroy
Maître de Conférences,
Centre de Biologie du Développement (UMR 5547)
Université Paul Sabatier. Toulouse
Dans cette étude, nous nous sommes intéressés aux problèmes lombo-sacrés
rencontrés chez le nageur de haut-niveau et plus particulièrement à la
valence d’une pathologie : l’hernie discale au niveau L5-S1. En effet,
même si certaines données épidémiologiques rapportent ce type de
problèmes, elles demeurent peu nombreuses et sont souvent masquées par
un principe que la pratique de la natation est à conseiller pour tout
individu exposé au « mal de dos », pathologie qui est aussi fréquente
dans les populations occidentales. Chez les nageurs de haut niveau, les
« douleurs lombaires » sont pour la plupart causées par l’accentuation
de mouvements répétitifs entraînant un stress ; ces mouvements sont
induits par la position du corps dans l’eau et en particulier dans la
nage papillon qui demande un mouvement d’hypertension du dos qui peut
ainsi prédisposer à une spondylolyse. De plus, des travaux suggèrent
qu’une dégénérescence discale n’est pas due à une hyperpression
intradiscale mais aux mouvements extrêmes de rotation et de flexion. Par
conséquent, le nageur de haut niveau se déplaçant pourtant en situation
d’apesanteur dans l’eau, doit cependant résister contre des charges
rapides et répétitives qui sont le résultat d’une pratique de l’activité
intense.
La fréquence des hernies discales chez le sportif qui n’est cependant
pas très différente par rapport au sédentaire, devrait nous semble-t-il
être considérablement réduite par le respect de certaines règles de
préventions essentielles. En effet, le respect des règles de dosage et
de progression des exercices qui à haut niveau ne sont pas toujours de
vigueur, l’adaptation du contenu de l’entraînement au morphotype de
l’athlète et à son âge, la régularité de la pratique [un arrêt de la
fréquence d’entraînement peut faire apparaître une pathologie lombaire],
un suivi médical de qualité nécessitant une collaboration étroite entre
le sportif, l’entraîneur, l’ostéopathe, le kinésithérapeute et le
médecin sont les garants d’une hygiène et d’un équilibre rachidien
lombaire souvent précaires chez l’athlète. |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
Tenségrité, modèle biomécanique pour l'ostéopathie
Mr Jean-François Mégret
Ostéopathe D.O., Dr Vétérinaire
Rodez
Personne ne réfutera l'existence d'un lien intime, "indestructible",
entre le squelette (os comprimés) et les muscles (en tension), "parties
d’un tout, qui, s’il perd son intégrité composite, cesse tout simplement
d’exister" (D'Arcy Thompson). Mais la question du comment nous laisse
souvent insatisfaits, les modèles proposés s'avérant insuffisants ou mal
adaptés au vivant.
La tenségrité, principe architectural et mécanique, génère des systèmes
en état d'équilibre auto-stable, au sein desquels des éléments
discontinus se trouvent comprimés à l'intérieur d'un réseau de
composants tendus (Raducanu). L'analogie entre ces systèmes et les
organismes vivants est frappante. Ces structures quasi-pneumatiques
(Fuller) sont porteuses d'une tension interne ou autocontrainte,
exprimant une courbe de charge (contrainte/déformation) superposable à
celles de la cellule et des tissus animaux. L'application du concept à
l'échelle cellulaire date de 30 ans (Ingber) et a porté ses fruits
depuis.
Le principe de tenségrité, ayant ainsi fait ses preuves en biologie,
devrait trouver sa place en ostéopathie, en unifiant ses divers aspects:
concept fondateur, éléments techniques et peut-être surtout
pédagogiques... |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
Neuro-physiologie du contrôle postural
Dr Richard Montoya
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier.
Laboratoire de Physiologie, Faculté de Médecine, 133 route de Narbonne,
31062 Toulouse cedex
Service d’Explorations Fonctionnelles Sensorielles et Motrices du CHU de
Toulouse-Rangueil, 1 avenue Jean-Poulhès, 31403 Toulouse cedex 4.
La posture d’un individu est l’agencement des différents segments
corporels les uns par rapport aux autres. La posture orthostatique étant
la station debout érigée, position fondamentale de l’espèce humaine.
L’équilibre est un état stable de la posture à un moment donné. C’est
l’aptitude au maintien de la posture en dépit des circonstances
(externes ou internes) qui tendent à la perturber. L’équilibration est
la fonction physiologique qui permet, par la mise en œuvre de
différentes boucles de régulation, le contrôle postural. La
posturographie peut donc être définie comme l’ensemble des techniques
qui permettent l’étude de la posture et de l’équilibration d’un
individu.
Intéressés par ces techniques depuis plus de vingt ans, nous préférons
utiliser l’expression « analyse des activités posturo-cinétiques » qui
regroupe l’étude de l’ensemble des systèmes qui permettent à l’individu
de maintenir sa posture, son équilibre et de se déplacer dans le milieu
dans lequel il évolue... |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
Posture et Vision
Mr Maurice Ouaknine
Ingénieur de Recherche, Université de la Méditerranée
Enseignant à l’école d’orthophonie de la faculté de médecine de
Marseille
Enseignant “Master” de Posture à l’Université de Rome, 2001
Dès 1877, Karl Vierordt, pressentait sur la base d’observations
posturographiques l’importance des données visuelles dans la stabilité
de la posture érigée chez l’homme. L’amplitude des oscillations
sagittales et frontales et la surface occupée par leur composition -
surface de l’ellipse contenant 90% des placements au sol du centre de
pression - augmentaient en moyenne dans la condition « yeux fermés ».
Les études entreprises par l’Association Française de Posturologie, dès
1985, en vue d’établir une base normative, ont montré qu’un sujet qui
fixe un fil à plomb placé à 90 cm de ses yeux exhibe en moyenne un
quotient de Romberg (QRBG = ratio des surfaces YF/YO) de 2,2. Ce rapport
diminue avec l’éloignement de la cible visuelle. Au-delà de 3 mètres,
aucune différence significative (QRBG=1) n’est observée entre les
surfaces dans les deux conditions visuelles. Le poids de la vision dans
la régulation posturale était-il nul chez un sujet placé devant une
scène visuelle placée à plus de 3 mètres ? Si on tient compte du biais
d’une distribution non gaussienne des surfaces et en choisissant des
descripteurs plus pertinents de l’instabilité, la vision se révélera
comme une donnée essentielle de la régulation posturale. |
 |
|
Télécharger l'article » |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|